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  PHYSIOLOGIE : COMMENT çA MARCHE ?

La puberté c'est à dire le passage de l'enfance à l'âge adulte, s'effectue en plusieurs étapes soumises à un contrôle neuroendocrinien complexe dont toutes les étapes sont programmées depuis la vie fœtale.
 
• la plupart du temps il n'y a pas de causes décelable.

• Une cause doit néanmoins être recherchée systématiquement chez les garçons.

• Il existe une augmentation de fréquence actuelle qui est mal comprise.
• Les déclencheurs de la puberté : les hormones

La plupart des mécanismes contrôlant la puberté ont une origine hormonale cérébrale dans laquelle l'hypothalamus et l'hypophyse (qui doivent être considérées comme des glandes endocrines intra-cérébrales) ont un rôle majeur.

La production hormonale de l'axe hypothalamo-hypophysaire dite « centrale »  va permettre l'activation dite « périphérique » des gonades (testicules chez les garçons ou ovaires chez les filles).

Cette distinction permet de classer les pubertés précoces :
- pubertés précoces d'origine centrale par activation précoce initiale de l'axe hypothalamo-hypophysaire

- pubertés précoces périphériques dans lesquels l'activation initiale est gonadique (exemple des kystes ovariens).

Cette situation est différente des pseudo-pubertés précoces dans lesquelles la sécrétion hormonale a une tout autre origine, surrénalienne le plus souvent.

Le déclenchement du tout début de la puberté se fait sous l'influence d'un certain nombre de facteurs parmi lesquels l'influence génétique est prédominante à la manière d'une horloge biologique interne.

Divers neurotransmetteurs (noradrénaline, dopamine, sérotonine), des substances dites opioïdes ou d'autres hormones (surrénaliennes, thyroïdiennes ou mélatonine de la glande pinéale) interviennent également, expliquant le rôle que peuvent avoir l'exercice physique intensif, le stress, la nutrition (anorexie, obésité) dans le déclenchement pubertaire.

Sous ces diverses influences, un groupe de neurones du noyau arqué de l'hypothalamus antérieur va augmenter sa sécrétion hormonale de GnRH (Gonadotropin realeasing hormone ou gonadolibérine) qui devient alors pulsatile. Cette pulsatilité de la sécrétion de GnRH de découverte plus récente, est une caractéristique fondamentale indispensable au bon fonctionnement de l'ensemble de l'axe « hypothalamo-hypophyso-gonadique ».

L'apparition de la pulsatilité du GnRH permet la maturation hypophysaire avec production également pulsatile de FSH (hormone stimulant la maturation des gamètes) et de LH (hormone lutéinisante).

Ces dernières stimulent alors la maturation ovarienne ou testiculaire avec production d'oestradiol et de testostérone qui vont agir sur les organes cibles (seins, organes génitaux mais aussi peau, os…) permettant l'apparition des caractères sexuels secondaires caractéristiques de la puberté.

Toutes ces hormones (GnRH, FSH, LH, testostérone…) agissent de façon indirecte par l'intermédiaire de récepteurs hormonaux. Ceci multiplie encore les possibilités de dysfonctionnement, une pathologie pouvant être due à une anomalie hormonale ou à une anomalie de son récepteur spécifique.

Par ailleurs les différentes étapes hormonales sont intriquées et régulées de façon extrêmement précises par le jeu de facteurs de rétrocontrôles positifs ou négatifs.
La compréhension de toutes ces étapes a été indispensable en thérapeutique. Ainsi l'isolement du GnRH a permis de préciser sa structure (petit peptide de 10 acides aminés d'ou le nom de décapeptide) puis de réaliser ensuite sa synthèse. Les analogues de GnRH utilisés dans le traitement des pubertés précoces sont en fait des molécules très voisines du GnRH naturel qui, par effet compétitif, vont supprimer la pulsatilité du GnRH et vont de ce fait inactiver par un phénomène en cascade, tout l'axe hypothalamo-hypophysaire, le mécanisme étant parfaitement réversible. C'est cette action très spécifique et parfaitement réversible qui explique la très bonne tolérance clinique de ces traitements.

 
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